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Pouvez-vous nous parler un peu de vous, de votre parcours
professionnel?
Mon
parcours professionnel a été marqué par ma première expérience
dans le monde informatique : 5 années passées chez un éditeur
parisien de logiciels gros systèmes spécialisé dans les
générateurs d’états d’analyse financière pour le secteur
bancaire.
Ces
années m’ont familiarisé avec les problématiques telles que le
crédit scoring, la segmentation de clientèle, etc…
Fort de cette expérience, vers le début des années 90 j’ai été
amené à travailler en Espagne, Chili et au Pérou pendant 10 ans.
C’est en 1994, lors d’un projet mené en partenariat avec la
société NCR, que j’ai découvert les concepts de l’informatique
décisionnelle (NCR est d’ailleurs à l’origine du terme «
datawarehouse »). Partagé entre le Pérou et le Chili, j’ai
collaboré entre 1995 et l’année 2000 avec des éditeurs tels
qu’Oracle, Business Objects, Comshare et Microsoft.
C’est au début de l’année 2001 que, rentré en France, je rejoins
Olo-one en qualité de consultant senior spécialisé dans
l’informatique décisionnelle.
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Pourquoi
avoir choisi l’Informatique Décisionnelle ?
Quelles sont vos domaines de
spécialité ?
Après des longues années d’expérience, je pense que
l’informatique décisionnelle se trouve à un carrefour
technologique qui me permet de capitaliser sur mes acquis
professionnels. C’est un domaine polyvalent où les compétences
fonctionnelles, techniques et de communication se mettent au
service de projets adressés aux décideurs.
L’informatique Décisionnelle m’a permis de mettre en valeur ma
formation initiale (maitrise de Gestion) ainsi que l’expérience
acquise dans le domaine des bases de données.
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Quel
est votre meilleur souvenir de projets d’informatique
décisionnelle ?
C’est avec la société Téléfonica (télécom Espagne) que j’ai
vécu mon premier grand projet décisionnel vers 1998. En
collaboration avec Business Objects, j’ai eu l’opportunité de
participer à la mise en place d’un des premiers Datawarehouse en
Amérique du Sud. La modélisation de l’entrepôt de données,
l’installation d’une des premières versions de Webi (nommé
projet Darwin à l’époque) et la formation de plus de 300
utilisateurs ont été une expérience inoubliable.
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Comment
voyez-vous l’évolution de l’Informatique Décisionnelle ?
Je considère que depuis l’année 2000 le marché décisionnel
suit un processus double :
• Recomposition du marché par renforcement des grands leaders du
marché ; Rachats, disparition de certains éditeurs.
• Évolution technologique : L’intégration des données sera de
plus en plus effectuée en temps réel (sous réserve de la
justification fonctionnelle), les outils de gestion de la
qualité des données vont se démocratiser et l’interface
utilisateur sera à très court terme vers 100% web. Dans le
domaine des outils de restitution, les nouvelles offres
intégrées telles que Dashboard et Scorecard vont dans le sens de
l’histoire en ‘désinformatisant » l’accès à l’indicateur de
pilotage, garantie de son exploitation par le plus grand nombre.
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Dashboard,
Scorecard, ETL, Univers, dans notre jargon professionnel quelles
sont la ou les briques techniques qui vous semblent
particulièrement essentielles ?
Compte tenu des évolutions majeures des offres au cours des
dernières années (le full web), les 2 à 3 années à venir seront
très probablement consacrées à la mise en œuvre de cette
dernière génération logicielle, période durant laquelle les
laboratoires de R&D prépareront inévitablement la nouvelle
génération technologique.
Après plus de 10 ans d’expérience dans le domaine décisionnel,
ce que je recherche avant tout est la pérennité des
réalisations. Au terme des projets que j'ai conduit, je constate
que l'effort a majoritairement été dans le socle « Datawarehouse »
(70 % à 80 %)composé des
briques SGBD, ETL, Modélisation ou encore outil de Data Quality.
Les plateformes de restitution peuvent plus facilement
être remises en cause pour répondre à de nouveaux besoins de reporting ou d’analyse. |