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Pouvez-vous nous parler un peu de vous, de votre parcours
professionnel?
Passionné par le monde de l’informatique, j’ai décidé de rejoindre une
école d’ingénierie spécialisée dans ce domaine afin d’en faire mon métier. Même
si les SGBD comme Oracle ou SQL Server nous étaient enseignés, ces 5 années
d’étude avaient pour spécialité le génie logiciel et auraient du m’amener à
travailler sur des projets orientés nouvelles technologies comme le .Net ou le Java J2ee.
Cependant ayant plus d’affinité avec la gestion de base de données, j’ai orienté mon stage de fin
d’étude vers ce domaine et c’est ainsi que j’ai intégré ma première équipe
décisionnelle, en travaillant sur un outil de Datamining. J’ai par la suite
effectué plusieurs missions comme consultant décisionnel chez Olo-one pour le
compte de différents clients, au sein de leurs équipes BI.
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Pourquoi avoir choisi l’Informatique Décisionnelle ?
Travailler dans l’informatique décisionnelle permet de collaborer avec un maximum
de services dans l’entreprise et implique une bonne compréhension du métier de celle-ci.
Il est en effet important de comprendre les données que l’on manipule afin d’être productif.
La présence des différents utilisateurs dans les projets décisionnels constitue également
un point très intéressant, permettant de lier grâce à une bonne communication le fonctionnel
et la technique. Ajoutez à cela la satisfaction des utilisateurs finaux, bien souvent étrangers
aux métiers de l’informatique, à qui on livre un projet leur permettant de gagner du temps,
d’aller plus loin dans leurs études, de prendre leurs décisions plus rapidement et plus
sereinement, ou tout simplement d’informatiser leur processus et vous obtenez tous les
ingrédients qui ont fait de l’informatique décisionnelle le domaine dans lequel
j’ai souhaité évoluer.
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Quel est votre meilleur souvenir de projets d’informatique décisionnelle ?
Ce serait la mission actuelle et ce, pour 4 raisons :
Elle me permet d’une part de réaliser un projet de la phase de spécification
jusqu'à la mise en production, impliquant une rigueur de travail dans l’organisation
des différentes phases du projet, dans la communication et dans la rédaction de
spécifications, qu’elles soient fonctionnelles (processus métier, gestion des différents
prestataires) ou techniques (modélisation de l’entrepôt de données, mise en place des
flux de données, recette).
La deuxième raison repose sur le fait que cette mission se situe au département Marketing
Client, ce qui me donne le rôle d’interface entre les équipes Marketing et la DSI. La majorité
de mes interlocuteurs ne sont pas informaticiens et livrent leurs besoins (en terme d’indicateurs
par exemple) à l’état brut. Il est donc intéressant d’imaginer les traitements qui leur permettront
d’avoir les indicateurs ou le degré d’information voulus.
La raison suivante est qu’il s’agit d’un projet en relation avec plusieurs pays comme la Tchéquie,
la Pologne ou encore la Grèce. La gestion de ce projet est donc très enrichissante de par les
spécificités de chaque pays, que ce soit au niveau culturel, de la loi informatique appliquée,
ou de la manière de travailler. Les demandeurs de ce projet étant les CRM Managers de chacun
des pays, il est important de comprendre le mode de fonctionnement et les attentes de chaque
pays individuellement.
Dernière raison, cette mission m’a permis de découvrir et d’enrichir mes connaissances sur un
ETL que je ne connaissais pas, édité par SPSS, et qui se nomme SPSS Clémentine.
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Quelles sont vos domaines de spécialité ?
Grâce à ma formation initiale, je suis assez polyvalent au sein des projets informatiques.
Je possède toujours des compétences en développement .Net et J2EE. Ma première mission
nécessitait d’ailleurs un profil alliant développement et BI, l’architecture demandée
pour ce projet étant une interface utilisateur en .Net, un Web Service Java et un
Datawarehouse sous SAS. J’ai par la suite choisi de m’orienter complètement vers l’univers
de la business intelligence et j’ai continué à travailler et enrichir mes connaissances sur
la suite SAS V9 (Base, Enterprise Miner, Enterprise Guide, AF, Management console).
Dernièrement, les différentes missions m’ont amené à me former et m’orienter vers les procédés
ETL, avec Clementine notamment, mais aussi Datastage.
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Dashboard, Scorecard, ETL, Univers, dans notre jargon professionnel
quelles sont la ou les briques techniques qui vous semblent particulièrement essentielles ?
Après les missions auxquelles j’ai pu participer, l’une des étapes qui ressort pour moi
comme un point clé de la réussite d’un projet, c’est bien évidemment la phase de capture
du besoin auprès des utilisateurs, la compréhension de leurs problématiques et la rédaction
du cahier des charges et des spécifications fonctionnelles. C’est cette phase d’analyse en
amont qui va cadrer le projet, définir le périmètre concerné et permettre de livrer un projet
répondant exactement aux besoins des utilisateurs finaux. Cette phase est d’autant plus
importante qu’elle va être la première brique d’un projet BI. Toutes les phases qui en
découleront, comme la modélisation du Datawarehouse ou la création des différents rapports
et tableaux de bord, ne donneront des résultats exploitables par les utilisateurs que si cette
première étape est correctement effectuée.
J’ajouterais encore que le choix de l’ETL va se révéler très important puisque c’est lui
qui va « travailler » les données afin de les rendre utilisables et de les mettre à disposition
dans de bonnes conditions aux outils d’analyse et reporting.
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Comment voyez-vous l’évolution de l’Informatique Décisionnelle ?
Il y a encore quelques années, l’informatique décisionnelle restait un domaine réservé aux
grosses structures, désireuses de pouvoir anticiper et prendre leurs décisions en conséquence.
Aujourd’hui toutes les entreprises sont concernées par cette technologie. L’accès aux
informations en ligne se démocratise et il est maintenant courant pour les salariés d’une
entreprise de s’appuyer sur des tableaux de bord ou des rapports pour agir et prendre leurs
décisions. Les interfaces utilisateurs ont été dynamisées et améliorées grâce notamment à
l’arrivé du Web 2.0, mettant à disposition des outils conviviaux, modernes, et intuitifs
pour l’utilisateur.
On cherche toujours à obtenir plus d’informations, plus vite et partout ou l’on est, ce
qui devient dorénavant possible grâce à la compatibilité entre éditeurs décisionnels et
Iphone ou autre pocket PC. Cette tendance est tellement vive que, pour le futur, il me semble
vraisemblable que le décisionnel va se « banaliser », devenir un standard dans l’entreprise
et venir s’intégrer directement aux applications, et ne plus être une brique à part entière,
comme ça l’est encore actuellement avec un bon nombre d’outils spécifiques à ce domaine.
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