Olo-one Technologies

LA NOTE DÉCISIONNELLE
D'OLO-ONE           AVRIL 2010

Nº7

COTÉ CONSULTANT

FRANKLIN CABREJOS - Consultant Décisionnel

 

Pouvez-vous nous parler un peu de vous, de votre parcours professionnel ?

Après l’obtention de mon diplôme d’Ingénieur Industriel, j’ai eu l’opportunité d’acquérir des compétences informatiques telles que : la modélisation de base de données décisionnelles et opérationnelles, le développement d’applications web et client-serveur, la conception d’architectures techniques, la formation des utilisateurs à tout niveau, etc.

Après une première expérience professionnelle acquise au Pérou et la maîtrise dans la mise en place de solution Datawarehouse, je me suis rapidement intégré au marché informatique Français mettant mes compétences au profit des projets client.

Pourquoi avoir choisi l’Informatique Décisionnelle ?

J’étais convaincu qu’en tant qu’ingénieur industriel, mon parcours allait m’amener à travailler dans le secteur industriel, pourtant cette idée fut complètement changée même avant de finir mes études car par hasard un jour j’ai reçu une proposition de stage dans une société de services informatiques. On m’a proposé de travailler sur un projet avec une équipe spécialisée dans l’informatique décisionnelle avec une solide expérience dans l’analyse de besoins, la rédaction des cahiers de charges, le développement, la mise en production et l’accompagnement des utilisateurs finaux dans la prise en main des solutions livrées.

Depuis cette expérience, j’ai découvert dans l’informatique et spécialement l’informatique décisionnelle, plus qu’un métier : une passion.

On me demande souvent quelle est la liaison entre l’ingénierie industrielle et l’informatique ou plus précisément, que fait un ingénieur industriel dans l’informatique ? Question, que d’ailleurs, je me suis posée au début.

Il est bien connu que dans une chaîne de production il y a des matières premières qui sont transformées pour donner comme résultat, des produits finaux qui doivent remplir des spécifications d’élaboration. La fonction d’un ingénieur industriel est celle de CONCEVOIR et d’OPTIMISER cette chaîne toujours en gardant la QUALITE du produit.

De ce point de vue, en faisant de l’informatique je ne me suis jamais éloigné de mon métier car la matière première de l’informatique décisionnelle c’est la DONNEE, laquelle est transformée pour donner un produit final conçu par rapport aux BESOINS des utilisateurs. Ce produit on le connaît comme INFORMATION, laquelle doit être opportune, précise et de bonne QUALITE pour faciliter la prise de DECISIONS.

Quelles sont vos domaines de spécialité ?

Techniquement, je maîtrise différents environnements de gestion de bases de données tels qu’ORACLE, SQL Server, Sybase, SSAS ; des outils de transformation et chargement de données tels que SUNOPSIS (ODI) et SSIS ; et des outils de restitution comme BO, SSRS et Crystal Reports.

Je ne me suis pas spécialisé dans un domaine fonctionnel spécifique, j’ai une connaissance générale des métiers tels que : finance, comptabilité, assurances, télécommunications, ressources humaines, logistique, chaines de production, etc. Ma formation de base en ingénierie industrielle combinée avec une solide spécialisation en informatique décisionnelle m’a donné la capacité de comprendre et formaliser les besoins des utilisateurs, définir des solutions technologiques adaptées et les mettre en œuvre.

Je pense que mon expérience en analyse et programmation d’applications web et client-serveur a été très utile dans mon parcours jusqu’à ce jour.

Quel est votre meilleur souvenir de projets d’informatique décisionnelle ?

A mon avis, les plus belles satisfactions sont lorsque l’on constate que les utilisateurs sont devenus autonomes et capables d’obtenir l’information en faisant quelques clicks de souris. Quel contraste avec l’époque où il fallait qu’ils aillent rechercher les données et informations dans l’entreprise pour ensuite les analyser ! Les résultats des données pouvaient être peu fiables et souvent décalés dans le temps.

Evidemment, le fait d’industrialiser le rassemblement et croisement des données est une tâche assez difficile qui requiert de l’engagement, tant des générateurs que des exploitants de l’information.

Nous tous, en tant que consultants décisionnels, en plus de mettre à disposition nos compétences techniques et fonctionnelles, nous devons mettre aussi notre expérience dans la gestion de projets décisionnels au profit du client car on connaît bien (à force d’avoir vu et vécu des échecs et des réussites) ce qui il faut faire et ce qu’il ne faut pas faire. Donc, notre rôle ne se limite pas à être des experts techniques, nous devons également devenir des accompagnateurs dans la recherche de solutions décisionnelles.

Comment voyez-vous l’évolution de l’Informatique Décisionnelle ?

En général, au sein des entreprises, des décisions sont prises à tout niveau et à tout moment. L’entreprise évolue en fonction de ces décisions et comme on le sait, l’informatique décisionnelle est un outil de support de ces décisions.

La pression à laquelle sont soumises les entreprises dans le marché force les décideurs à compter avec des outils qui leur assurent une réactivité en s’appuyant sur des données précises et opportunes.

Donc, plus une entreprise évolue, plus elle aura besoin de prendre des décisions ; l’informatique décisionnelle continuera d’évoluer vers une informatique en temps réel afin de faciliter une véritable pro activité des entreprises.

Dashboard, Scorecard, ETL, Datamart, etc..... dans notre jargon professionnel quelles sont la ou les briques techniques qui vous semblent particulièrement essentielles ?

J’ai déjà comparé les processus que subissent les DONNEES pour être TRANSFORMEES en INFORMATION et les processus industriels, continuons donc avec cette comparaison.

Un processus industriel est généralement constitué par des composants (briques ou outils) qui sont choisis en fonction des besoins des clients (fondations ou spécifications du produit) et ordonnés par étapes. L’objectif étant d’optimiser le temps de transformation de la matière première et la livraison des produits finaux.

Quand on confronte toutes les briques possibles aux moyennes budgétaires dont on dispose pour mettre en place les solutions, on doit toujours se retourner vers les fondations du produit pour choisir les composants qui s’ajustent le mieux aux besoins et à la solution désirée de telle manière qu’en sortie du processus on obtienne un produit rentable, utile et compétitif.

S’il faut que je choisisse quelques mots de notre argot, ce serait : spécifications, optimisation, utilité, opportunité et qualité; fondations essentielles, selon moi, pour mener un projet décisionnel à bon terme.

Je pense que nous sommes comme des maçons : grâce à nos compétences, on peut réussir à faire une maison en bois soit avec une scie à main, soit avec une scie circulaire. Ce qui est important, ce n’est pas l’outil que l’on utilise mais notre compréhension et notre maîtrise des bases du métier.